L'OMS et la Médecine Traditionnelle Chinoise

L’OMS et la Médecine Traditionnelle Chinoise

Article issu de : Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023

Les publications de l’Organisation mondiale de la Santé sont disponibles sur le site Web
de l’OMS (www.who.int)

Définition de l’Unesco : « L’Acupuncture Traditionnelle et la Moxibustion forment un art thérapeutique qui élabore son raisonnement diagnostique et thérapeutique sur une vision énergétique Taoïste de l’Homme et de l’Univers.

MT/MC défnition : Médecine traditionnelle (MT) :

La médecine traditionnelle est très ancienne. C’est la somme de toutes les connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, qu’elles soient explicables ou non, et qui sont utilisées dans la préservation de la santé, ainsi que dans la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le traitement de maladies physiques ou mentales.

(http://www.who.int/medicines/areas/traditional/definitions/en/). Médecine complémentaire (MC) :

Les termes « médecine complémentaire » ou « médecine alternative » font référence à un vaste ensemble de pratiques de santé qui ne font pas partie de la tradition ni de la médecine conventionnelle du pays et ne sont pas pleinement intégrées à son système de santé prédominant. Dans certains pays, ils sont utilisés de manière interchangeable avec le terme « médecine traditionnelle ».

(http://www.who.int/medicines/areas/traditional/definitions/en/). Médecine traditionnelle et complémentaire (MT/MC) :

La MT/MC fusionne les termes de MT et de MC, englobant les produits, pratiques et praticiens de chaque partie. "À travers le monde, la médecine traditionnelle (MT) constitue soit le mode principal de prestation de soins de santé, soit un complément à ce dernier. Dans certains pays, la médecine traditionnelle ou non conventionnelle est appelée médecine complémentaire (MC)".... "Ainsi, la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 réévalue la stratégie établie de 2002-2005 et en fait le point de départ de la définition de la ligne d’action pour la Médecine Traditionnelle et la Médecine Complémentaire (MT/MC) au cours de la prochaine décennie."

"La MT/MC constitue un pan important et souvent sous-estimé des soins de santé. Elle existe dans quasiment tous les pays du monde, et la demande de services dans ce domaine est en progression. La MT, dont la qualité, la sécurité et l’efficacité sont avérées, participe à la réalisation de l’objectif d’un accès aux soins universel."

"La Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 aidera les responsables de la santé à développer des solutions qui participent à une vision plus large favorisant l’amélioration de la santé et l’autonomie des patients. Cette stratégie s’est fixé deux grands buts : épauler les États Membres qui cherchent à mettre à profit la contribution de la MT/MC à la santé, au bien-être et aux soins de santé centrés sur la personne et favoriser un usage sûr et efficace de la MT/MC au moyen d’une réglementation des produits, des pratiques et des praticiens. Ces buts pourront être atteints si l’on réalise trois objectifs stratégiques :

  1. Consolider la base de connaissances et formuler des politiques nationales
  2. Renforcer la sécurité, la qualité et l’efficacité via la réglementation
  3. Promouvoir une couverture sanitaire universelle en intégrant les services de MT/MC et l’auto-prise en charge sanitaire dans systèmes de santé nationaux."

Dans cette optique l'OMS vise à épauler les États Membres dans le développement d’une politique active et la mise en œuvre de plans d’action qui permettront à la MT de jouer un rôle accru dans la préservation de la santé des populations. Elle s’appuie sur Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005, qui examinait la situation de la MT à l’échelle mondiale et dans les États Membres, et fixait quatre grands objectifs :

  • Intégrer la MT aux systèmes nationaux de soins de santé, de manière appropriée, en développant et en mettant en œuvre des politiques et programmes de MT.
  • Qualité, sécurité et efficacité – promouvoir la sécurité, l’efficacité et la qualité de la MT en étendant la base de connaissances sur la MT et en conseillant sur la réglementation et les normes de l’assurance de la qualité.
  • Augmenter la disponibilité et l’accessibilité financière de la MT, de manière appropriée, en faisant porter l’accent sur l’accès pour les populations pauvres.
  • Promouvoir un usage thérapeutique judicieux de la MT appropriée par les prestataires et les consommateurs.

Quand recourt-on à la MT/MC ?

Les besoins individuels déterminent souvent quand la MT/MC est utilisée. Il ressort de plusieurs études que les patients atteints de certaines affections chroniques recourent plus fréquemment aux services de la MT/MC. Par exemple, selon une étude menée aux États-Unis, les patients se plaignant de douleurs musculo-squelettiques qui ont consulté un ostéopathe dans un contexte de médecine familiale représentent 23 % du nombre total de consultations sur une période d’un an. En France, les troubles musculo-squelettiques chroniques ont motivé une plus forte proportion de consultations de médecins proposant des solutions autres que la médecine conventionnelle. De très nombreux patients souffrant d’une sclérose en plaques font usage de traitements de la médecine complémentaire et parallèle (MCP) : le taux d’utilisation va de 41 % en Espagne à 70 % au Canada et à 82 % en Australie (26). En Chine, d’après les données du suivi national des services de MT/MC, les cinq premiers problèmes de santé qui ont donné lieu en 2008 à une admission dans un hôpital de MT étaient l’accident vasculaire cérébral, le déplacement d’un disque intervertébral, les hémorroïdes, les cardiopathies ischémiques et l’hypertension essentielle (27). En République de Corée, les principaux problèmes de santé ayant motivé une admission dans un hôpital de médecine coréenne en 2011 étaient les troubles osseux, articulaires ou musculaires, la dyspepsie, l’ostéo-arthrite du genou et les troubles nerveux de la face.

Les maladies, symptômes ou conditions pour lesquelles l'acupuncture a été prouvé par le biais-d'essais contrôlés en vu d'un traitement efficace:

  • Effets indésirables de la radiothérapie et/ou chimiothérapie
  • La rhinite allergique (y compris le rhume des foins)
  • Coliques biliaires
  • La dépression (y compris la névrose dépressive et la dépression suite d'un AVC)
  • Dysenterie, bacillaire aiguë
  • Dysménorrhée primaire
  • Épigastralgie aiguë
  • La douleur faciale (y compris les troubles cranio)
  • Mal de tête
  • Hypertension/Hypotension
  • Douleur au genou
  • leucopénie
  • Lombalgie
  • Malposition du fœtus
  • Nausée et vomissements
  • La douleur du cou
  • Périarthrite de l'épaule
  • La douleur postopératoire
  • colique néphrétique
  • La polyarthrite rhumatoïde

Vous pouvez voir la liste complète en anglais dans ce pdf page 23 du document. La formation des praticiens de la MT en Inde

En Inde, les six systèmes traditionnels de médecine reconnus officiellement (Ayurvéda, yoga, naturopathie, unani, siddha et homéopathie) bénéficient d’un enseignement institutionnalisé. Le pays compte 508 établissements d’enseignement supérieur (« collèges »), qui peuvent accueillir chaque année 25 586 étudiants de premier cycle, et 117 accueillent aussi 2 493 étudiants de deuxième cycle. La création de ces établissements requiert l’autorisation de l’État central et la validation préalable de leur infrastructure, de leurs programmes et de leurs cursus. Le respect des normes éducatives et infrastructurelles est vérifié par des inspections annuelles et à l’improviste. L’État central a le pouvoir de reconnaître ou de supprimer toute qualification et tout établissement d’enseignement.

Intégration de la MT/MC dans le système de soins de santé suisse

En Suisse, le taux moyen d’utilisation de la MT/MC (personnes recourant à la MT/MC) était de 49 % (47) après 1990. En 1998, le Département fédéral de l’Intérieur (DFI) a décidé que, de 1999 à 2005, cinq thérapies complémentaires, à savoir la médecine anthroposophique, l’homéopathie, la thérapie neurale, la phytothérapie et la médecine traditionnelle chinoise (plus précisément, la thérapie traditionnelle chinoise à base de plantes) seraient remboursées par l’assurance obligatoire des soins de santé (OPAS) si ces services sont délivrés par un médecin ayant obtenu une certification en médecine traditionnelle chinoise (MTC). Les autorités suisses ont également mis en place un vaste programme pour évaluer la MTC (le Programme d’évaluation des médecines complémentaires, ou PEK), laquelle ne cesse de gagner en importance dans le système médical suisse. Il s’agit de déterminer son rôle et son efficacité. Cette évaluation montre que les praticiens de MTC peuvent être différenciés des médecins dispensant des soins de santé conventionnels en ce qui concerne la nature, le lieu et les ressources techniques de leur exercice. En 2009, plus de 67 % des électeurs du pays ayant approuvé un nouvel article constitutionnel sur la MTC, certaines thérapies complémentaires ont été réincorporées dans l’assurance santé de base à laquelle ont droit tous les Suisses (48). L’article constitutionnel sur la MTC pourrait en outre accélérer l’enseignement obligatoire pour les étudiants en médecine, la normalisation de la formation et de la certification dans le domaine des thérapies complémentaires à la fois pour les médecins et pour les praticiens non médecins, ainsi que la disponibilité des produits de MTC en Suisse.

Actions stratégiques pour les partenaires et les parties prenantes :

  1. Encourager les consommateurs, les praticiens et les chercheurs à participer activement à l’élaboration de normes et de règlements régissant la formation, les services et les thérapies.
  2. Encourager l’élaboration de directives et d’un code de conduite pour que l’enseignement, la formation et la pratique des praticiens de MT reposent sur des fondements éthiques.
  3. Encourager la communication et le partage du savoir entre praticiens, afin de documenter et d’évaluer leur pratique.
  4. Encourager la cohésion entre praticiens de santé traditionnels et leur donner les moyens de s’organiser en associations ou en groupements.
  5. Encourager et promouvoir l’obtention d’agréments par les instituts d’enseignement et de formation.
  6. Promouvoir une compréhension et un respect mutuels entre les praticiens de MT/MC et les autres.
  7. Encourager les professionnels de santé classiques à en savoir davantage sur l’utilisation de la MT/MC.
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